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Calcul Pénalités Retard Facture

Calculez les pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € dues sur vos factures impayées.

Taux applicable S1 2026 : taux BCE (2,15 %) + 10 points = 12,15 % par an, plus indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 € (art. D441-5 C. com.).

€ HT

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Questions fréquentes

Comment calculer les pénalités de retard sur une facture ?

Les pénalités de retard se calculent ainsi : montant HT × taux de pénalités / 365 × nombre de jours de retard. Le taux légal minimum est égal au taux BCE majoré de 10 points (soit 12,15 % au S1 2026).

Elles courent dès le lendemain de la date d'échéance, sans qu'une mise en demeure soit nécessaire.

Quel est le taux des pénalités de retard en 2026 ?

Au S1 2026, le taux BCE de refinancement est de 2,15 %. Le taux minimum légal des pénalités de retard entre professionnels est égal au taux BCE majoré de 10 points, soit 12,15 % par an. Ce taux est en vigueur depuis le S2 2025 (taux BCE inchangé).

Le créancier peut appliquer un taux supérieur s'il est prévu dans les CGV ou le contrat.

L'indemnité forfaitaire de 40 € est-elle obligatoire ?

Oui, depuis la loi LME de 2008 (art. D441-5 du Code de commerce), une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement est due de plein droit dès le premier jour de retard.

Elle est due par facture en retard, sans justificatif, et s'ajoute aux pénalités de retard.

Les pénalités de retard s'appliquent-elles entre particuliers ?

Non, les dispositions sur les pénalités de retard (art. L441-10 du Code de commerce) s'appliquent uniquement dans les relations entre professionnels (B2B).

Dans les relations B2C, les règles sont différentes et relèvent du Code de la consommation.

Peut-on renoncer aux pénalités de retard ?

Les pénalités de retard sont dues de plein droit mais le créancier peut choisir de ne pas les réclamer. En revanche, il est illégal d'insérer dans les CGV une clause supprimant les pénalités ou les fixant en dessous du taux légal minimum.

Une telle clause serait réputée non écrite.

Calcul des pénalités de retard sur facture : guide complet

Que dit la loi sur les pénalités de retard entre professionnels ?

Les pénalités de retard sont encadrées par l'article L441-10 du Code de commerce. Elles s'appliquent de plein droit dans les relations entre professionnels (B2B), sans qu'une mise en demeure ne soit nécessaire. Dès le lendemain de la date d'échéance figurant sur la facture, le débiteur est redevable de pénalités calculées sur le montant HT de la créance.

Le taux des pénalités doit obligatoirement figurer dans les conditions générales de vente (CGV) du créancier. À défaut de stipulation contractuelle, le taux légal minimum s'applique : il est égal à 3 fois le taux d'intérêt légal en vigueur. Ce plancher est impératif : toute clause prévoyant un taux inférieur serait réputée non écrite.

Pénalités = Montant HT × Taux de pénalités / 365 × Nombre de jours de retard

Le taux applicable au S1 2026

Depuis la loi de modernisation de l'économie (LME) de 2008, le taux minimum des pénalités de retard entre professionnels est calculé selon deux méthodes, et le plus élevé s'applique : soit 3 fois le taux d'intérêt légal, soit le taux de refinancement de la BCE majoré de 10 points. Au S1 2026, le taux BCE s'établit à 2,15 % (inchangé depuis juillet 2025), ce qui donne un taux de pénalités de 12,15 % par an. Ce taux est stable depuis le S2 2025.

Le créancier peut appliquer un taux supérieur s'il est prévu dans ses CGV ou le contrat. En revanche, un taux inférieur à 12,15 % serait illégal pour les contrats B2B.

12,15 %

Taux minimum légal des pénalités de retard entre professionnels au S1 2026 (BCE 2,15 % + 10 pts)

L'indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros

En plus des pénalités de retard, l'article D441-5 du Code de commerce prévoit une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement. Cette indemnité est due de plein droit, par facture en retard, sans justificatif et sans mise en demeure. Elle a été introduite par la loi LME de 2008 (loi de modernisation de l'économie) et s'ajoute aux pénalités de retard.

Si les frais de recouvrement réellement engagés sont supérieurs à 40 €, le créancier peut demander une indemnisation complémentaire sur justificatifs (frais d'avocat, frais de procédure, etc.).

Composition du montant réclamable

Facture HT
5 000 €
Pénalités de retard
74,93 €
Indemnité forfaitaire
40 €

Facture de 5 000 € HT avec 45 jours de retard au taux de 12,15 %

Exemple concret : facture de 5 000 euros avec 45 jours de retard

Prenons une facture de 5 000 € HT dont la date d'échéance est dépassée de 45 jours. Le taux de pénalités appliqué est le taux légal minimum de 12,15 % (BCE + 10 pts, S1 2026). Voici le détail du calcul :

1

Identifier le retard

45 jours

Date d'échéance dépassée de 45 jours calendaires

2

Calculer les pénalités

74,93 €

5 000 € × 12,15 % / 365 × 45 jours

3

Ajouter l'indemnité forfaitaire

40,00 €

Indemnité fixe de 40 € (art. D441-5)

4

Total à réclamer

114,93 €

74,93 € + 40 € = montant total des pénalités

Pénalités de retard et intérêts légaux : quelle différence ?

Les pénalités de retard (Code de commerce) s'appliquent exclusivement entre professionnels et sont calculées au taux minimum de 3 fois le taux d'intérêt légal. Les intérêts légaux (Code monétaire et financier, article L313-2) s'appliquent dans un cadre plus large : exécution de décisions de justice, retards de paiement entre particuliers, etc.

Pénalités de retard

12,15 %

B2B uniquement, Code de commerce

Intérêts légaux

8,01 %

Particulier créancier, CMF

Le taux des intérêts légaux varie selon que le créancier est un particulier (8,01 %) ou un professionnel (2,62 % au S1 2026). Pour calculer des intérêts légaux sur une créance, utilisez notre calculateur d'intérêts légaux.

Comment réclamer les pénalités de retard ?

Les pénalités étant dues de plein droit, il n'est théoriquement pas nécessaire d'envoyer une mise en demeure. En pratique, il est recommandé de procéder par étapes :

  1. Relance amiable : un email ou un appel rappelant la facture impayée et les pénalités applicables.
  2. Mise en demeure : une lettre recommandée avec accusé de réception chiffrant les pénalités et l'indemnité forfaitaire. Notre générateur de mise en demeure vous aide à rédiger ce courrier.
  3. Procédure judiciaire : en dernier recours, une injonction de payer auprès du tribunal de commerce permet d'obtenir un titre exécutoire.

Bon à savoir

Depuis la loi Hamon de 2014, la DGCCRF peut infliger des amendes administratives aux entreprises qui ne respectent pas les délais de paiement légaux (60 jours ou 45 jours fin de mois). Les amendes peuvent atteindre 2 millions d'euros pour une personne morale.

Délais de paiement légaux entre professionnels

Le Code de commerce encadre strictement les délais de paiement entre professionnels. Le délai par défaut est de 30 jours à compter de la réception des marchandises ou de l'exécution de la prestation. Les parties peuvent convenir d'un délai plus long, dans la limite de 60 jours à compter de la date d'émission de la facture, ou de 45 jours fin de mois. Ces plafonds sont impératifs et ne peuvent être dépassés, même par accord contractuel.

Si vous devez vérifier la prescription de votre créance commerciale, notre calculateur de délai de prescription vous indique le temps restant pour agir en justice.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre les méthodes de calcul du taux minimum : la loi impose un taux minimum égal au taux de refinancement de la BCE majoré de 10 points (12,15 % au S1 2026). Certains contrats anciens mentionnent encore "3 fois le taux légal" — vérifiez que votre CGV est à jour. Si votre contrat prévoit un taux supérieur, c'est le taux contractuel qui s'applique.
  • Oublier l'indemnité forfaitaire de 40 euros : en plus des pénalités de retard, tout professionnel en retard de paiement doit une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros par facture impayée. Elle est due de plein droit, sans mise en demeure préalable ni justification de frais réels.
  • Ne pas mentionner les pénalités dans les conditions de vente : les taux et modalités de calcul des pénalités de retard doivent figurer dans vos conditions générales de vente (CGV) et sur vos factures. En l'absence de mention, vous pouvez toujours réclamer le minimum légal, mais vous perdez le bénéfice d'un taux contractuel supérieur.
  • Attendre une mise en demeure pour les facturer : contrairement aux intérêts légaux civils, les pénalités de retard entre professionnels courent de plein droit le lendemain de la date d'échéance, sans qu'une mise en demeure soit nécessaire.
  • Appliquer ces règles à un client particulier : les dispositions de l'article L441-10 du Code de commerce ne s'appliquent qu'aux relations entre professionnels (B2B). Pour un client consommateur, des règles différentes s'appliquent et le montant des pénalités est encadré différemment.

Sources et références

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Sources : Code de commerce, art. L441-10 (pénalités de retard) · Art. D441-5 (indemnité forfaitaire 40 €) · Taux BCE S1 2026 : 2,15 %, pénalités minimum : 12,15 % · service-public.fr · DGCCRF · Dernière mise à jour : avril 2026.