RH & Droit du Travail

Simulateur Rupture Conventionnelle 2026

Calculez votre indemnité légale minimale de rupture conventionnelle selon le Code du travail. Salaire de référence le plus favorable retenu automatiquement.

Utilisé pour le calcul du salaire journalier

Ancienneté dans l'entreprise

années
mois

Salaires bruts pour le calcul du référence

Incluez toutes les primes et avantages. Le plus favorable sera retenu automatiquement.

Cumul des 3 derniers salaires bruts (primes incluses)

Cumul des 12 derniers salaires bruts (primes incluses)

Simulation indicative. Les résultats ne constituent pas un conseil juridique. Consultez un professionnel du droit.

Questions fréquentes

Comment est calculée l'indemnité de rupture conventionnelle ?

L'indemnité légale minimale est de 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà. Le salaire de référence retenu est le plus favorable entre la moyenne des 3 derniers mois et la moyenne des 12 derniers mois.

Les mois incomplets sont calculés au prorata.

Quelle est la différence entre rupture conventionnelle et licenciement ?

La rupture conventionnelle est une séparation à l'amiable entre l'employeur et le salarié, homologuée par la DREETS. Le licenciement est une décision unilatérale de l'employeur. Dans les deux cas, l'indemnité minimale légale est identique.

La rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations chômage (ARE).

L'indemnité de rupture conventionnelle est-elle imposable ?

La fraction de l'indemnité qui ne dépasse pas l'indemnité légale ou conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite de 2 PASS (soit 96 120 € en 2026 (2 × 48 060 €)).

La part exonérée est également exclue des cotisations sociales dans la même limite. Au-delà, les sommes sont imposables et soumises à cotisations.

Qu'est-ce que le salaire de référence en rupture conventionnelle ?

Le salaire de référence est la base de calcul de l'indemnité. On compare la moyenne mensuelle brute des 3 derniers mois (primes incluses au prorata) et la moyenne mensuelle brute des 12 derniers mois.

Le calcul retient le montant le plus favorable pour le salarié.

La rupture conventionnelle peut-elle être refusée par la DREETS ?

Oui. La DREETS (ex-DIRECCTE) dispose de 15 jours ouvrables pour homologuer ou refuser la convention. Un refus peut intervenir si :

  • Le montant de l'indemnité est inférieur au minimum légal
  • Le délai de rétractation (15 jours calendaires) n'a pas été respecté
  • Le consentement du salarié semble vicié

Tout savoir sur la rupture conventionnelle en 2026

Qu'est-ce que la rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle est un mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée (CDI) qui repose sur un accord mutuel entre le salarié et l'employeur. Introduite par la loi du 25 juin 2008, elle se distingue du licenciement (décision unilatérale de l'employeur) et de la démission (initiative du salarié). Elle offre un cadre sécurisé pour les deux parties : le salarié perçoit une indemnité minimale garantie et conserve ses droits à l'allocation chômage (ARE), tandis que l'employeur limite le risque de contentieux prud'homal.

La convention de rupture doit être homologuée par la DREETS (ex-DIRECCTE) après un délai de rétractation de 15 jours calendaires. En 2024, plus de 500 000 ruptures conventionnelles ont été homologuées en France, ce qui en fait le troisième mode de rupture le plus fréquent après la démission et la fin de CDD.

Comment calculer l'indemnité de rupture conventionnelle ? La formule détaillée

L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement, définie aux articles L1234-9 et R1234-1 à R1234-4 du Code du travail. Le calcul se fait en deux étapes : déterminer le salaire de référence, puis appliquer le barème par tranches d'ancienneté.

Indemnité = (Salaire réf. × 1/4 × années ≤ 10 ans) + (Salaire réf. × 1/3 × années au-delà de 10 ans)

Le salaire de référence est le plus favorable entre la moyenne mensuelle des 3 derniers mois de salaire brut (primes exceptionnelles proratisées) et la moyenne mensuelle des 12 derniers mois. Les mois d'ancienneté incomplets sont pris en compte au prorata (par exemple, 7 ans et 4 mois = 7,33 ans).

Barème de l'indemnité légale

0 à 10 ans d'ancienneté
1/4 de mois par an
Au-delà de 10 ans
1/3 de mois par an

Taux appliqué au salaire de référence par année d'ancienneté

Exemple concret : salarié à 2 800 € brut, 14 ans d'ancienneté

Prenons le cas de Sophie, salariée dans une PME lyonnaise depuis 14 ans et 6 mois. Son salaire brut mensuel est de 2 800 €, stable sur les 12 derniers mois. Elle n'a pas perçu de prime exceptionnelle récente, donc les deux méthodes de calcul donnent le même résultat.

1
Salaire de référence 2 800 €

Moy. 3 mois = 2 800 € / Moy. 12 mois = 2 800 € → le plus favorable

2
Tranche 1 (10 premières années) 7 000 €

2 800 € × 1/4 × 10 ans = 7 000 €

3
Tranche 2 (au-delà de 10 ans) 4 200 €

2 800 € × 1/3 × 4,5 ans = 4 200 €

4
Total indemnité légale 11 200 €

7 000 € + 4 200 € = 11 200 € brut minimum

11 200 €

Indemnité légale minimale pour 14,5 ans à 2 800 € brut

Fiscalité de l'indemnité de rupture conventionnelle

Le régime fiscal de l'indemnité dépend de son montant par rapport à l'indemnité légale ou conventionnelle. La fraction qui ne dépasse pas le montant le plus élevé entre l'indemnité légale, l'indemnité conventionnelle ou deux fois la rémunération annuelle brute est exonérée d'impôt sur le revenu, dans la limite de 2 PASS (plafond annuel de la Sécurité sociale), soit 96 120 € en 2026 (2 × 48 060 €).

Pour les cotisations sociales, la même fraction est exclue de l'assiette des cotisations dans la limite de 2 PASS. Au-delà, les sommes sont soumises à cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu. Le forfait social de 20 % s'applique à la fraction exonérée de cotisations.

Attention si vous partez en retraite

Si vous pouvez prétendre à une pension de retraite à taux plein au moment de la rupture, l'intégralité de l'indemnité est soumise aux cotisations sociales et à l'impôt sur le revenu, dès le premier euro. Vérifiez votre relevé de carrière avant de signer.

Indemnité ≤ légale

0 € d'impôt

Exonérée IR + cotisations (limite 2 PASS)

Indemnité > légale

Imposable

L'excédent est soumis à IR + cotisations

Les étapes de la procédure de rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle suit un formalisme strict, sous peine de nullité. Voici les étapes obligatoires :

  1. Entretien(s) préalable(s) : au moins un entretien entre le salarié et l'employeur. Le salarié peut se faire assister par un représentant du personnel ou un conseiller inscrit sur la liste de la DREETS.
  2. Signature du formulaire CERFA : le formulaire de demande d'homologation (CERFA n° 14598*01) fixe la date de rupture et le montant de l'indemnité.
  3. Délai de rétractation (15 jours calendaires) : chaque partie peut se rétracter sans motif pendant les 15 jours suivant la signature.
  4. Envoi à la DREETS : le formulaire est transmis à la DREETS compétente dès le lendemain de la fin du délai de rétractation.
  5. Instruction par la DREETS (15 jours ouvrables) : la DREETS vérifie le respect de la procédure et le montant de l'indemnité. Sans réponse dans ce délai, l'homologation est réputée acquise.

Chronologie type de la procédure

Entretien(s)
1 à 15 j
Signature CERFA
Jour J
Délai rétractation
15 j cal.
Instruction DREETS
15 j ouv.
Date de rupture
J+30 min.

Délai minimum d'environ 35 à 40 jours entre le premier entretien et la date de rupture

Rupture conventionnelle ou licenciement : quelles différences ?

Le montant de l'indemnité légale minimale est identique dans les deux cas (même formule, même barème). La différence est dans le processus et les conséquences. La rupture conventionnelle est un accord amiable, sans motif requis, homologué par l'administration. Le licenciement est une décision unilatérale de l'employeur qui doit reposer sur un motif réel et sérieux (personnel ou économique).

En matière de chômage, les deux ouvrent droit aux allocations ARE. Cependant, en cas de rupture conventionnelle, le délai de carence de Pôle emploi intègre un différé spécifique d'indemnisation proportionnel à l'indemnité supra-légale (plafonné à 150 jours). Pour le salarié, la rupture conventionnelle a l'avantage de ne pas figurer comme un licenciement sur les documents de fin de contrat, ce qui est perçu plus favorablement. Pour estimer vos indemnités dans un cas de licenciement, utilisez notre simulateur d'indemnité de licenciement.

Bon à savoir

Pensez à vérifier le montant prévu par votre convention collective. Certaines conventions (métallurgie, syntec, banque) prévoient des indemnités nettement supérieures au minimum légal, notamment pour les cadres avec plus de 10 ans d'ancienneté. Vous pouvez aussi consulter notre calculateur de solde de tout compte pour estimer l'ensemble des sommes dues.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Confondre salaire brut et salaire net. L'indemnité de rupture conventionnelle se calcule sur le salaire brut. Si vous renseignez votre salaire net, le résultat sera sous-évalué d'environ 22 à 25 %.
  • Oublier les primes dans le salaire de référence. Les primes annuelles (13e mois, prime de vacances, bonus) doivent être intégrées au prorata dans le calcul de la moyenne des 3 ou 12 derniers mois. Omettre ces primes minore l'indemnité.
  • Se contenter du minimum légal sans vérifier la convention collective. La convention collective de votre branche peut prévoir un calcul plus favorable (par exemple, 1/3 de mois dès la première année dans certains secteurs).
  • Ne pas respecter les délais de la procédure. Le non-respect du délai de rétractation de 15 jours ou l'envoi prématuré à la DREETS entraîne le refus d'homologation. Le calcul des délais se fait en jours calendaires (rétractation) ou ouvrables (instruction).
  • Signer trop vite sous la pression. Le salarié a le droit de prendre le temps de la réflexion, de se faire assister lors de l'entretien et de négocier le montant. Un consentement vicié peut entraîner la nullité de la convention.

Sources et références

Outils RH & Droit du Travail

Sources : Code du travail, art. L1237-11 à L1237-16 (rupture conventionnelle) · Art. R1234-1 à R1234-4 (indemnité légale) · service-public.fr · Dernière mise à jour : avril 2026.