RH & Droit du Travail

Calcul Congés Payés 2026

Calculez votre indemnité de congés payés selon les deux méthodes légales. La règle la plus favorable s'applique automatiquement.

Salaire brut du mois précédant le congé

En jours ouvrables (max 30 par an)

jours

Données pour la méthode du dixième

Total brut du 1er juin N au 31 mai N+1

Salaire + primes + heures sup (1 juin N-1 au 31 mai N)

25 jours ouvrés par défaut (5 semaines)

jours

25 jours ouvrés ou 30 jours ouvrables par convention

Simulation indicative. Les résultats ne constituent pas un conseil juridique. Consultez un professionnel du droit.

Questions fréquentes

Comment s'acquièrent les congés payés en France ?

En France, tout salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an.

La période d'acquisition court du 1er juin de l'année N au 31 mai de l'année N+1 (sauf accord d'entreprise différent). Les absences assimilées à du travail effectif (maladie professionnelle, accident du travail, congé maternité) n'interrompent pas l'acquisition.

Quelle est la différence entre jours ouvrables et jours ouvrés ?

Les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés légaux, soit 6 jours par semaine. Les jours ouvrés correspondent aux jours effectivement travaillés dans l'entreprise, généralement 5 jours du lundi au vendredi.

Le Code du travail base le calcul des congés sur les jours ouvrables (30 j/an), mais beaucoup d'entreprises convertissent en jours ouvrés (25 j/an) par accord collectif.

Qu'est-ce que la méthode du dixième ?

La méthode du dixième calcule l'indemnité de congés payés à 1/10 de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence.

Elle prend en compte toutes les rémunérations (salaire de base, primes, heures supplémentaires). Elle est souvent plus favorable lorsque le salarié a perçu des primes exceptionnelles ou travaillé des heures supplémentaires durant la période.

Peut-on reporter ses congés payés non pris ?

En principe, les congés non pris à la fin de la période de prise (généralement le 31 octobre) sont perdus, sauf accord d'entreprise autorisant le report.

Cependant, si l'employeur a empêché le salarié de prendre ses congés (surcharge de travail imposée, refus injustifié), le salarié peut en demander le report ou une indemnisation.

Depuis 2023, la jurisprudence européenne renforce les droits au report en cas de maladie longue durée.

Qu'est-ce que le fractionnement des congés et ses conséquences ?

Le Code du travail impose de prendre au moins 12 jours ouvrables consécutifs entre le 1er mai et le 31 octobre (période légale de prise). Si le salarié prend une partie de son congé principal en dehors de cette période à la demande de l'employeur, il peut bénéficier de jours supplémentaires de fractionnement : 2 jours si le reliquat est d'au moins 6 jours, 1 jour si le reliquat est entre 3 et 5 jours.

Le salarié peut renoncer à ces jours par écrit.

Tout savoir sur le calcul des congés payés

Qu'est-ce que l'indemnité de congés payés ?

L'indemnité de congés payés est la rémunération que perçoit un salarié pendant ses périodes de repos. En France, tout salarié du secteur privé acquiert des droits à congés dès le premier jour de travail, quel que soit son contrat (CDI, CDD, intérim). L'employeur est tenu de verser cette indemnité selon la méthode la plus favorable au salarié, entre le maintien de salaire et la règle du dixième. Ce principe est inscrit à l'article L3141-24 du Code du travail.

Comment acquiert-on des congés payés ?

Chaque salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) par an. La période d'acquisition (ou période de référence) court du 1er juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N, sauf accord d'entreprise prévoyant une autre date.

Les absences assimilées à du travail effectif (congé maternité, accident du travail, maladie professionnelle) n'interrompent pas l'acquisition. Depuis les arrêts de la Cour de cassation du 13 septembre 2023, la maladie non professionnelle ouvre également droit à l'acquisition de congés payés, en conformité avec la directive européenne 2003/88/CE.

Acquisition annuelle de congés payés

1 mois travaillé
2,5 j
3 mois travaillés
7,5 j
6 mois travaillés
15 j
12 mois travaillés
30 j

Un salarié à temps plein acquiert 30 jours ouvrables par an

Comment calculer l'indemnité de congés payés ? Les deux méthodes

Le Code du travail impose de comparer deux méthodes et de retenir la plus avantageuse pour le salarié. Ce principe de faveur est d'ordre public.

La méthode du maintien de salaire consiste à verser au salarié le salaire qu'il aurait perçu s'il avait travaillé. On divise le salaire brut mensuel par 21,67 (nombre moyen de jours ouvrés par mois : 260 / 12) pour obtenir le salaire journalier, puis on multiplie par le nombre de jours de congés pris.

La règle du dixième calcule l'indemnité comme 1/10 de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence. Elle intègre le salaire de base, les primes, les heures supplémentaires et tout élément de rémunération brute.

Maintien : Indemnité = (Salaire brut mensuel / 21,67) x Jours de congés
Dixième : Indemnité = (Rémunération brute annuelle / 10) x (Jours pris / Jours acquis)

Maintien de salaire

Salaire / 21,67

Favorable quand le salaire est stable

Règle du dixième

Rémunération / 10

Favorable avec primes ou heures sup

Exemple concret : salarié à 2 200 € brut, 15 jours de CP

Prenons le cas d'un salarié qui perçoit 2 200 € brut mensuel et souhaite prendre 15 jours ouvrables de congés. Sa rémunération brute sur la période de référence est de 27 500 € (salaire + prime d'ancienneté).

1
Salaire journalier 101,52 €

2 200 € / 21,67 jours ouvrés moyens par mois

2
Indemnité maintien 1 523 €

101,52 € x 15 jours de congés

3
Indemnité dixième 1 650 €

27 500 € / 10 x (15 / 25 jours acquis)

4
Méthode favorable 1 650 €

La règle du dixième est plus avantageuse (+127 €)

1 650 €

Indemnité de congés payés pour 15 jours (règle du dixième)

Jours ouvrables ou jours ouvrés : quelle différence pour les congés payés ?

La distinction est essentielle pour ne pas se tromper dans le décompte. Les jours ouvrables correspondent à tous les jours de la semaine sauf le dimanche et les jours fériés légaux, soit 6 jours par semaine. Le Code du travail base le calcul sur les jours ouvrables : 30 jours par an.

Les jours ouvrés sont les jours effectivement travaillés, généralement 5 jours du lundi au vendredi. Beaucoup d'entreprises convertissent en jours ouvrés par accord collectif : 25 jours ouvrés = 30 jours ouvrables. La conversion n'est pas toujours neutre : vérifiez votre convention collective.

Jours ouvrables vs jours ouvrés

Jours ouvrables / an
30 j
Jours ouvrés / an
25 j

La conversion dépend de votre convention collective

Congés payés et fractionnement : les jours supplémentaires

La loi impose de prendre au moins 12 jours ouvrables consécutifs entre le 1er mai et le 31 octobre (congé principal). Si le salarié prend une partie de son congé principal en dehors de cette période, il peut bénéficier de jours de fractionnement supplémentaires :

  • 2 jours supplémentaires si le reliquat pris hors période est d'au moins 6 jours ouvrables
  • 1 jour supplémentaire si le reliquat est entre 3 et 5 jours ouvrables

Le salarié peut renoncer à ces jours par accord écrit. Certaines conventions collectives prévoient des dispositions plus favorables. Pour estimer l'impact sur votre solde de RTT, utilisez notre outil dédié.

Bon à savoir

Les jours de fractionnement sont souvent méconnus. Vérifiez votre convention collective : certaines prévoient des jours supplémentaires au-delà du minimum légal, notamment dans la métallurgie ou la banque.

Erreurs fréquentes à éviter

Attention

Depuis les arrêts de la Cour de cassation du 13 septembre 2023, un salarié en arrêt maladie (même non professionnelle) continue d'acquérir des congés payés. Vérifiez que votre employeur applique correctement cette règle.
  • Ne comparer qu'une seule méthode. L'employeur doit obligatoirement calculer les deux méthodes et appliquer la plus favorable. Ne retenir que le maintien de salaire peut léser le salarié qui a perçu des primes.
  • Confondre jours ouvrables et jours ouvrés. Prendre 5 jours ouvrés consomme 6 jours ouvrables. L'erreur de conversion peut couter 1 à 2 jours de congés par an.
  • Oublier les éléments de rémunération dans le dixième. La base de calcul du dixième inclut le salaire de base, les primes (sauf intéressement/participation), les heures supplémentaires et les avantages en nature. Omettre ces éléments fausse le calcul.
  • Ne pas vérifier le droit au fractionnement. Les jours de fractionnement sont un droit, sauf renonciation écrite. Beaucoup de salariés les ignorent et perdent 1 à 2 jours par an.
  • Ignorer l'impact d'un départ. En cas de rupture du contrat, les congés non pris donnent lieu à une indemnité compensatrice intégrée au solde de tout compte. Pensez à vérifier le calcul, notamment en cas de rupture conventionnelle.

Sources et références

Outils RH

Sources : Code du travail, art. L3141-1 et suivants (congés payés) · Méthode du maintien de salaire et règle du dixième · Diviseur 21,67 (260 jours ouvrés / 12 mois) · service-public.fr · Dernière mise à jour : mars 2026.