RH & Droit du Travail

Simulateur Indemnité Licenciement 2026

Calculez votre indemnité légale de licenciement selon le Code du travail. Formule officielle avec détail par tranche d'ancienneté.

Type de licenciement

Ancienneté dans l'entreprise

années
mois

Salaires bruts pour le calcul du référence

Incluez toutes les primes et avantages. Le plus favorable sera retenu automatiquement.

Cumul des 3 derniers salaires bruts (primes incluses)

Cumul des 12 derniers salaires bruts (primes incluses)

Simulation indicative. Les résultats ne constituent pas un conseil juridique. Consultez un professionnel du droit.

Éligibilité à l'indemnité selon le type de licenciement

Type de licenciement Indemnité légale
Licenciement économique
Oui
Licenciement personnel sélectionné
Oui
Faute grave
Non
Faute lourde
Non

Code du travail, art. L1234-9. L'indemnité n'est due que pour les licenciements sans faute grave ni lourde, avec au moins 8 mois d'ancienneté ininterrompue.

Questions fréquentes

Comment est calculée l'indemnité légale de licenciement ?

L'indemnité légale est de 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois par année au-delà. Le salaire de référence est le plus favorable entre la moyenne des 3 derniers mois et la moyenne des 12 derniers mois.

Il faut au minimum 8 mois d'ancienneté ininterrompue pour en bénéficier.

Y a-t-il une indemnité en cas de faute grave ou faute lourde ?

Non. En cas de licenciement pour faute grave ou faute lourde, le salarié ne perçoit aucune indemnité légale de licenciement. La faute grave est une violation grave des obligations contractuelles rendant impossible le maintien dans l'entreprise.

La faute lourde implique en plus une intention de nuire à l'employeur.

Quelle est la différence entre licenciement économique et licenciement personnel ?

Le licenciement économique repose sur une cause non inhérente à la personne du salarié (suppression de poste, difficultés économiques, mutations technologiques). Le licenciement personnel est lié au comportement ou à la situation du salarié (insuffisance professionnelle, inaptitude, motif disciplinaire hors faute grave).

Dans les deux cas, l'indemnité légale minimale est identique.

L'ancienneté partielle (mois incomplets) est-elle prise en compte ?

Oui. Les mois incomplets sont calculés au prorata. Par exemple, 3 ans et 7 mois d'ancienneté donnent droit à 3 + 7/12 d'année.

La formule s'applique sur la totalité : (3 + 7/12) x 1/4 de mois de salaire de référence.

L'indemnité légale peut-elle être améliorée ?

Oui. La convention collective applicable à votre secteur peut prévoir une indemnité conventionnelle supérieure à l'indemnité légale. C'est toujours la plus favorable au salarié qui s'applique.

Certaines conventions prévoient des tranches différentes ou un calcul sur la base du salaire net.

Tout savoir sur le simulateur d'indemnité de licenciement

Qu'est-ce que l'indemnité légale de licenciement ?

L'indemnité légale de licenciement est une somme versée par l'employeur au salarié dont le contrat de travail à durée indéterminée (CDI) est rompu à l'initiative de l'entreprise. Elle constitue un minimum garanti par le Code du travail, applicable à tous les salariés remplissant les conditions d'ancienneté, quel que soit leur secteur d'activité.

Cette indemnité vise à compenser la perte d'emploi et à faciliter la transition professionnelle du salarié. Elle est due dans tous les cas de licenciement (économique, personnel, inaptitude) sauf en cas de faute grave ou de faute lourde. La convention collective applicable peut prévoir un montant supérieur au minimum légal : c'est toujours le plus favorable au salarié qui s'applique.

Condition d'ancienneté

Depuis le 23 septembre 2017 (ordonnances Macron), l'ancienneté minimale requise est de 8 mois ininterrompus chez le même employeur, contre 12 mois auparavant.

Comment calculer l'indemnité de licenciement ? La formule expliquée

Le calcul repose sur deux variables : le salaire de référence et l'ancienneté du salarié dans l'entreprise. La formule légale distingue deux tranches d'ancienneté, chacune avec un coefficient différent.

Tranche 1 : 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté (pour les 10 premières années)

Tranche 2 : 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté (au-delà de 10 ans)

Indemnité totale = Tranche 1 + Tranche 2

Le salaire de référence correspond au montant le plus favorable entre deux modes de calcul : la moyenne des 3 derniers mois de salaire brut (primes et gratifications incluses au prorata) ou la moyenne des 12 derniers mois de salaire brut. L'employeur doit retenir la formule la plus avantageuse pour le salarié.

Coefficient par tranche d'ancienneté

0 a 10 ans (1/4 mois/an)
0,25
Au-delà de 10 ans (1/3 mois/an)
0,33

Barème légal applicable en 2026

Exemple concret : 14 ans d'ancienneté, 2 500 € de salaire

Prenons le cas de Marie, salariée depuis 14 ans et 6 mois dans une entreprise du secteur tertiaire. Son salaire brut mensuel moyen s'élève à 2 500 € (méthode la plus favorable retenue).

Le calcul se décompose en trois étapes :

1
Tranche 1 : les 10 premières années 6 250 €

2 500 € × 1/4 × 10 ans

2
Tranche 2 : au-delà de 10 ans (4,5 ans) 3 750 €

2 500 € × 1/3 × 4,5 ans

3
Indemnité légale totale 10 000 €

6 250 € + 3 750 € = 10 000 € brut

10 000 €

Indemnité légale pour 14,5 ans d'ancienneté à 2 500 € brut/mois

Décomposition de l'indemnité de Marie

Tranche 1 (1/4)
6 250 €
Tranche 2 (1/3)
3 750 €

14 ans et 6 mois d'ancienneté, salaire de référence 2 500 €/mois

Barème de l'indemnité légale selon l'ancienneté

Le tableau ci-dessous présente le montant de l'indemnité légale pour un salaire de référence de 2 500 € brut/mois, selon différentes durées d'ancienneté. Les mois incomplets sont pris en compte au prorata.

AnciennetéTranche 1 (1/4)Tranche 2 (1/3)Indemnité totale
1 an625 €0 €625 €
3 ans1 875 €0 €1 875 €
5 ans3 125 €0 €3 125 €
10 ans6 250 €0 €6 250 €
15 ans6 250 €4 167 €10 417 €
20 ans6 250 €8 333 €14 583 €
25 ans6 250 €12 500 €18 750 €
30 ans6 250 €16 667 €22 917 €

Au-delà de 10 ans, l'indemnité progresse plus rapidement grâce au coefficient majoré de 1/3 de mois par année. Pour un salarié ayant 30 ans d'ancienneté, l'indemnité représente plus de 9 mois de salaire.

Progression de l'indemnité selon l'ancienneté

1 an
625 €
5 ans
3 125 €
10 ans
6 250 €
15 ans
10 417 €
20 ans
14 583 €
25 ans
18 750 €
30 ans
22 917 €

Base : salaire de référence de 2 500 €/mois

Indemnité conventionnelle et indemnité supra-légale

L'indemnité légale constitue un plancher. De nombreuses conventions collectives prévoient des indemnités plus favorables, dites indemnités conventionnelles. Par exemple, la convention collective de la métallurgie ou celle des bureaux d'études (Syntec) offrent des barèmes supérieurs, notamment pour les cadres.

Bon à savoir

En cas de licenciement, l'employeur doit comparer l'indemnité légale et l'indemnité conventionnelle puis verser la plus élevée des deux. Les deux ne se cumulent jamais.

Par ailleurs, dans le cadre d'une négociation individuelle ou d'une rupture conventionnelle, le salarié peut obtenir une indemnité supra-légale, c'est-à-dire un montant supérieur au minimum légal ou conventionnel. Ce complément est librement négocié entre les parties.

Indemnité légale

10 000 €

Minimum garanti par le Code du travail

Indemnité conventionnelle

13 500 €

Exemple Syntec, cadre 14,5 ans

Régime fiscal et social de l'indemnité

L'indemnité de licenciement bénéficie d'un régime fiscal favorable. La fraction correspondant au minimum légal ou conventionnel est exonérée d'impôt sur le revenu, dans la limite de deux fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (96 120 € en 2026 (2 × 48 060 €)).

Concernant les cotisations sociales, l'indemnité est exonérée de cotisations dans la limite de deux fois le plafond annuel. Au-delà, elle est soumise à cotisations et à CSG-CRDS dès le premier euro. La part exonérée de cotisations reste soumise à la CSG-CRDS pour la fraction dépassant le minimum légal ou conventionnel.

Attention au plafond d'exonération

Si votre indemnité totale (légale + supra-légale) dépasse 10 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, elle est intégralement soumise à cotisations et à impôt dès le premier euro.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Oublier les primes dans le salaire de référence : les primes annuelles (13e mois, prime de vacances, bonus) doivent être incluses au prorata dans le calcul de la moyenne des 3 ou 12 derniers mois.
  • Confondre ancienneté et présence effective : les périodes de congé maternité, de maladie professionnelle ou d'accident du travail comptent dans l'ancienneté. Un congé parental compte pour moitié.
  • Ignorer la convention collective : certaines conventions prévoient des coefficients nettement supérieurs, surtout pour les cadres et les salariés ayant plus de 15 ans d'ancienneté.
  • Négliger les mois incomplets : l'ancienneté se calcule au prorata. 7 ans et 4 mois donnent 7,33 années dans le calcul, pas 7 ans.
  • Confondre brut et net : l'indemnité légale est exprimée en brut. Grâce aux exonérations, le net perçu est souvent très proche du brut, mais cela dépend du montant total versé.

Sources et références

Autres outils RH & Droit du Travail :

Sources : Code du travail, art. L1234-9, R1234-1 à R1234-4. Indemnité légale de licenciement. Formule : 1/4 de mois par année (10 premières années), 1/3 de mois par année au-delà. Salaire de référence = plus favorable entre moyenne 3 mois et moyenne 12 mois. Faute grave et faute lourde : aucune indemnité. Dernière mise à jour : avril 2026.