Restauration

Coût de revient d'un plat

Calculez le coût exact de chaque ingrédient et obtenez le prix de vente conseillé pour votre plat.

Questions fréquentes

Comment calculer le coût de revient d'un plat ?

Le coût de revient d'un plat est la somme des coûts de chaque ingrédient utilisé. Pour chaque ingrédient : Coût = Prix d'achat du conditionnement × (Quantité utilisée ÷ Quantité du conditionnement).

Par exemple, si un kilo de farine coûte 1,20 € et que la recette en utilise 200 g, le coût farine = 1,20 × (200 ÷ 1000) = 0,24 €.

On additionne tous les ingrédients pour obtenir le coût total matière.

Quel coefficient multiplicateur appliquer pour fixer son prix de vente ?

Le coefficient multiplicateur standard en restauration est de 3 à 4,5 selon le positionnement. Un coefficient de 4 est le plus courant : Prix de vente TTC = Coût de revient × 4.

Un restaurant gastronomique peut monter à 5-6, une restauration rapide descend à 3-3,5. Ce coefficient doit couvrir le food cost (environ 25-30 %), mais aussi les charges de personnel, le loyer et la marge bénéficiaire.

Quelle différence entre coût de revient et food cost ?

Le coût de revient d'un plat est la valeur absolue en euros des ingrédients utilisés. Le food cost (ratio matière) est ce coût exprimé en pourcentage du prix de vente.

Exemple : plat qui coûte 4 € à produire, vendu 16 € → food cost = 4 ÷ 16 = 25 %. Objectif : maintenir un food cost entre 25 et 32 % pour la majorité des plats.

Comment gérer les pertes et la casse dans le coût de revient ?

Pour tenir compte des pertes (épluchures, parures, évaporation à la cuisson), appliquez un coefficient de rendement. Si une viande perd 30 % à la cuisson, divisez la quantité nette souhaitée par 0,70 pour obtenir la quantité brute à acheter.

Intégrez cette quantité brute dans vos calculs. Un logiciel de fiche technique restaurant automatise généralement ces calculs de rendement.

À quelle fréquence mettre à jour ses fiches de coût de revient ?

Les fiches de coût de revient doivent être mises à jour à chaque changement de tarif fournisseur, idéalement tous les trimestres. En période d'inflation ou de forte saisonnalité (fruits, légumes), une révision mensuelle est recommandée.

L'objectif est que le food cost réel ne dépasse jamais de plus de 2-3 points le food cost théorique calculé sur les fiches.

Suivez votre ratio matière global

Calculez le ratio matière mensuel et le ticket moyen de votre restaurant.

Ratio matière

Estimation indicative. Ne constitue pas un conseil fiscal ou financier. Consultez un professionnel pour votre situation personnelle.

Questions fréquentes

Comment calculer le coût de revient d'un plat ?

Le coût de revient d'un plat est la somme des coûts de chaque ingrédient utilisé. Pour chaque ingrédient : Coût = Prix d'achat du conditionnement × (Quantité utilisée ÷ Quantité du conditionnement).

Par exemple, si un kilo de farine coûte 1,20 € et que la recette en utilise 200 g, le coût farine = 1,20 × (200 ÷ 1000) = 0,24 €.

On additionne tous les ingrédients pour obtenir le coût total matière.

Quel coefficient multiplicateur appliquer pour fixer son prix de vente ?

Le coefficient multiplicateur standard en restauration est de 3 à 4,5 selon le positionnement. Un coefficient de 4 est le plus courant : Prix de vente TTC = Coût de revient × 4.

Un restaurant gastronomique peut monter à 5-6, une restauration rapide descend à 3-3,5. Ce coefficient doit couvrir le food cost (environ 25-30 %), mais aussi les charges de personnel, le loyer et la marge bénéficiaire.

Quelle différence entre coût de revient et food cost ?

Le coût de revient d'un plat est la valeur absolue en euros des ingrédients utilisés. Le food cost (ratio matière) est ce coût exprimé en pourcentage du prix de vente.

Exemple : plat qui coûte 4 € à produire, vendu 16 € → food cost = 4 ÷ 16 = 25 %. Objectif : maintenir un food cost entre 25 et 32 % pour la majorité des plats.

Comment gérer les pertes et la casse dans le coût de revient ?

Pour tenir compte des pertes (épluchures, parures, évaporation à la cuisson), appliquez un coefficient de rendement. Si une viande perd 30 % à la cuisson, divisez la quantité nette souhaitée par 0,70 pour obtenir la quantité brute à acheter.

Intégrez cette quantité brute dans vos calculs. Un logiciel de fiche technique restaurant automatise généralement ces calculs de rendement.

À quelle fréquence mettre à jour ses fiches de coût de revient ?

Les fiches de coût de revient doivent être mises à jour à chaque changement de tarif fournisseur, idéalement tous les trimestres. En période d'inflation ou de forte saisonnalité (fruits, légumes), une révision mensuelle est recommandée.

L'objectif est que le food cost réel ne dépasse jamais de plus de 2-3 points le food cost théorique calculé sur les fiches.

Calcul coût de revient plat : guide complet

Qu'est-ce que le coût de revient d'un plat ?

Le coût de revient d'un plat est la somme de tous les coûts directs liés a sa préparation : ingrédients, condiments, huile de cuisson, garnitures. C'est la base de la fiche technique, document indispensable a la gestion d'un restaurant professionnel. Sans fiche technique précise, il est impossible de connaître la rentabilité réelle de chaque plat de la carte.

Le coût de revient matière ne doit pas être confondu avec le coût de revient complet, qui intègre également la main-d'oeuvre, l'énergie de cuisson et l'amortissement du matériel. En pratique, les restaurateurs utilisent le coût matière comme base de calcul du prix de vente, puis vérifient que la marge brute globale couvre les charges fixes.

Coût ingrédient = Prix d'achat du conditionnement x (Quantité utilisée / Quantité du conditionnement)

Pourquoi calculer le coût de revient de chaque plat ?

Connaître le coût de revient de chaque plat permet de :

  • Fixer des prix de vente cohérents en appliquant le coefficient multiplicateur adapté.
  • Identifier les plats non rentables dont le food cost dépasse 35 % et qui pèsent sur la marge globale.
  • Standardiser les portions pour que le coût réel corresponde au coût théorique de la fiche technique.
  • Négocier avec les fournisseurs en sachant précisément l'impact de chaque hausse de prix sur la rentabilité.

25 a 30 %

Food cost cible par plat en restauration traditionnelle (coût de revient / prix de vente)

Exemple concret : fiche technique d'un poulet rôti

Calculons le coût de revient d'un poulet rôti, pommes de terre grenaille et jus au thym pour une portion individuelle :

1

Poulet fermier (250 g)

2,13 €

Prix achat : 8,50 €/kg. Coût portion : 8,50 x 0,250

2

Pommes grenaille (150 g)

0,33 €

Prix achat : 2,20 €/kg. Coût portion : 2,20 x 0,150

3

Assaisonnement et garniture

0,35 €

Thym, ail, huile d'olive, beurre, sel

4

Jus de cuisson

0,40 €

Fond de volaille, échalotes, vin blanc

5

Coût de revient total

3,21 €

2,13 + 0,33 + 0,35 + 0,40 = coût matière

Avec un coefficient de 4, le prix de vente recommandé est de 3,21 x 4 = 12,84 € HT, soit environ 14,12 € TTC. Le food cost est de 25 % : dans la cible.

Coût de revient théorique et coût réel

La fiche technique donne le coût théorique. Le coût réel intègre les pertes a la préparation (épluchures, parures), la casse, les portions trop généreuses et le gaspillage. L'écart entre théorique et réel ne devrait pas dépasser 2 a 3 points de food cost.

Coût théorique

3,21 €

Fiche technique, grammages précis

Coût réel

3,50 a 3,80 €

Avec pertes, casse et portions variables

Le coefficient de rendement

Pour les ingrédients avec des pertes significatives, il faut appliquer un coefficient de rendement. Si une viande perd 30 % a la cuisson, le rendement est de 70 %. Pour obtenir 200 g de viande cuite, il faut acheter 200 / 0,70 = 286 g de viande crue. C'est cette quantité brute qui doit figurer dans le calcul du coût de revient.

Rendement moyen par catégorie d'ingrédient

Viande rouge (cuisson)
65-75 %
Volaille (avec os)
55-65 %
Poisson (filetage)
45-55 %
Légumes (épluchage)
75-90 %

Pertes a la préparation et a la cuisson, moyennes professionnelles

Conseil pratique

Mettez a jour vos fiches de coût de revient a chaque changement de tarif fournisseur, idéalement tous les trimestres. En période d'inflation, un suivi mensuel est recommandé pour éviter que le food cost réel ne dépasse le théorique de plus de 3 points.

Du coût de revient au prix de vente

Le coût de revient est le point de départ de la tarification. Une fois calculé, vous pouvez appliquer le coefficient multiplicateur adapté a votre positionnement. Pour une analyse complète, utilisez notre calculateur de coefficient multiplicateur ou notre calculateur de food cost pour vérifier le ratio matière de chaque plat.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Oublier les charges indirectes : l'énergie (gaz, électricité), le loyer alloué à la cuisine, les assurances et les consommables (papier aluminium, film étirable, détergents) font partie du coût de revient réel. Les ignorer conduit à fixer des prix insuffisants.
  • Sous-estimer le temps de préparation : le coût de la main-d'oeuvre doit intégrer non seulement le temps de service mais aussi la préparation en amont (mise en place, découpe, cuisson longue). Un plat en apparence simple peut mobiliser 30 minutes de travail avant service.
  • Ne pas actualiser les fiches techniques : un coût de revient calculé il y a six mois ne reflète plus la réalité si les tarifs fournisseurs ont évolué. Toute variation significative des prix d'achat doit déclencher une révision de la fiche.
  • Confondre coût portion et coût d'achat brut : le coût de revient porte sur la portion nette servie au client, après pertes à la transformation. Utiliser le prix d'achat brut sans appliquer le coefficient de rendement sous-estime le coût réel.
  • Négliger la saisonnalité des ingrédients : un plat rentable en été avec des tomates fraîches locales peut devenir déficitaire en hiver si l'on substitue des tomates importées à prix élevé. Prévoyez des variantes saisonnières de la fiche technique.

Sources et références

  • UMIH (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie) : fiches techniques et coefficients de référence.
  • GNI (Groupement National des Indépendants) : guides de gestion pour restaurateurs.
  • service-public.fr : réglementation hygiène et traçabilité alimentaire.

Restauration

Sources : UMIH · GNI · Formule : Coût = Prix achat x (Qté utilisée / Qté conditionnement) · service-public.fr · Dernière mise à jour : avril 2026.